Commission statutaire et de discipline

En Mai et Juin se sont tenues les élections à la Commission Nationale Statutaire et à la Commission de Discipline.

Résultats des élections professionnelles 2005 des personnels médicaux hospitaliers
(Publication du ministère du 20 juillet 2005)

Les cinq bureaux de vote nationaux présidant à la proclamation des résultats définitifs des élections professionnelles des personnels médicaux hospitaliers ont achevé leurs opérations de dépouillement des votes. Ces élections concernent trois statuts de personnels médicaux hospitaliers :

  

  • les praticiens hospitaliers temps plein ;
  • les praticiens hospitaliers temps partiel ;
  • les personnels enseignants et hospitaliers titulaires.

Elles président au renouvellement des membres syndicaux de cinq instances nationales, pour sept disciplines, dont les mandats issus du scrutin de 1998 prendront fin le 14 octobre 2005.

Ces instances nationales sont les suivantes :

Les sept disciplines sont la médecine, la chirurgie, l’anesthésie réanimation, la radiologie, la biologie, la psychiatrie, la pharmacie.

Au total, pour ces cinq commissions et pour les sept disciplines, ce sont 210 titulaires et 210 suppléants qui ont été élus, chaque commission ayant par discipline 6 membres titulaires et 6 membres suppléants.

Selon les scrutins et les disciplines, le nombre de listes présentées varie de une à cinq listes, le nombre total de ces listes étant de 81.

ELECTIONS PROFESSIONNELLES

Que de chemin parcouru depuis 1998 et comment vous remercier de votre confiance, de vos encouragements et de vos remarques parfois teintées de propos un peu vifs.

Notre syndicat, le SNMARHNU, n’a pas besoin de faire valoir la paternité de tel ou tel décision prononcée par les tutelles pour donner l’impression d’être le plus fort, le plus efficace, le mieux placé ; nous savons tous que l’action syndicale, c’est une stratégie des petits pas où nous sommes tous impliqués pour qu’un jour comme par hasard, toutes les voix deviennent consensuelles ; ce jour-là nous prenons conscience que nos efforts pour convaincre, que notre honnêteté et le réalisme de nos propos n’ont pas été vains.

En 1980, lorsque nous scandions : « travail de nuit égal travail de jour », la discussion était rude entre nous car beaucoup de nos collègues considéraient que le médecin anesthésiste réanimateur était bien au dessus de ce genre de revendication ; aujourd’hui, allez défendre le contraire, on vous rira au nez. Il aura fallu 20 ans pour que le travail de nuit soit intégré dans nos obligations de service et que le repos le lendemain du travail de nuit soit effectif.

En 25 ans de syndicalisme, j’ai participé aux nominations et à la défense de bien des collègues, en Commission Nationale Statutaire et de Discipline ; nous avons toujours été pragmatiques et objectifs dans nos décisions qui nous ont parfois fâché avec des amis. C’est que pour moi être représentant syndical ne donne pas des droits mais impose avant tout des devoirs.

Le SNMARHNU n’a pas signé les protocoles de «modernisation du statut » (relevé de décision du 30 mars) car nous avons jugé et dénoncé d’emblée comme négatives les conséquences du projet de nouvelle gouvernance. Les expériences en cours montrent avec quelle désinvolture l’opinion des Praticiens Hospitaliers est traitée, là où on a cru ces mesures comme étant une avancée pour continuer à exercer un métier engagé dans une dynamique d’amélioration des soins et la garantie de la solidarité d’un service public, on découvre les effets réducteurs du financement par la T2A et la soumission du corps médical aux seules exigences économiques du Directeur d’ établissement, le médecin étant jugé irresponsable mais chargé malgré lui a mettre en application les contraintes économiques.

Quel gâchis ! Alors que les services d’accueil et d’urgence sont débordés et ne trouvent plus de lits pour héberger leurs patients, nos départements d’anesthésie-réanimation sont promis au saucissonnage entre divers pôles, la polyvalence de notre spécialité et de nos diplômes est remise en question, le maintien de l’amélioration de nos conditions d’exercice deviennent incertaine et nombre de plateaux techniques sont destinés à être fermés et délocalisés.

La multiplication des listes électorales ne peux qu’affaiblir notre action et nous rendre tous vulnérables. Entre FO qui est aussi le représentant des Directeurs d’établissement, l’ AMUF qui ne représente que les Urgences, la CMH et le SNAM qui par opportunisme et absence de sens critique, signent toutes les décisions proposées par le Ministre, et le SNPHAR très impliqué dans les CHU, nous risquons de perdre en représentativité des hôpitaux généraux.

Plus que jamais, nous avons besoins que le SNMARHNU soit un syndicat fort regroupant toutes les voix des Anesthésistes-Réanimateurs des Hôpitaux Généraux. Quel que soit votre lieux d’exercice : aux urgences, en réanimation, au bloc opératoire, votez SNMARHNU pour parler et défendre notre spécialité et nos établissements d’une seule voix.

Michel Vignier (Mantes-la-Jolie),
Président du S.N.M.A.R.H.N.U.